Pourquoi j’appuie Éric Duhaime

PHOTO DOMINICK GRAVEL, ARCHIVES LA PRESSE
Le chef du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime
À l’approche du scrutin du 5 octobre, un constat s’impose. Le débat politique québécois n’est plus le même qu’en 2022. Il est maintenant urgent de réduire les dépenses de l’État, d’alléger le fardeau fiscal, d’abolir les structures inutiles, de faire appel au privé pour améliorer l’accès aux soins, de développer nos ressources naturelles, de diminuer la paperasse imposée aux entrepreneurs, aux familles et aux simples citoyens.
Ces idées ne se sont pas imposées d’elles-mêmes. Elles ont fait l’objet de multiples promesses reniées par les vieux partis depuis 50 ans. Depuis quatre ans, Éric Duhaime et le Parti conservateur du Québec (PCQ) les défendent avec constance. Aujourd’hui, les autres partis reprennent une partie de leur discours.
Avant même d’avoir fait élire un seul député, Éric Duhaime a contribué sensiblement à faire évoluer le débat public dans la bonne direction.
J’appuie d’abord Éric Duhaime parce qu’il veut que le Québec exerce pleinement ses pouvoirs en matière de justice et qu’il en obtienne davantage. Il réclame d’Ottawa, en attendant notre pleine souveraineté en matière de justice, les réformes qui relèvent du Code criminel. Il veut notamment s’attaquer aux peines purgées à domicile pour les crimes à caractère sexuel, la violence conjugale et les abus envers les aînés. Il réclame des peines minimales et veut éviter la libération inacceptable d’accusés en raison de délais déraisonnables (arrêt Jordan).
Il veut resserrer les règles de libération conditionnelle des criminels dangereux et faire contribuer les détenus au coût de leur incarcération selon leur capacité de payer. Cette approche donne la priorité aux victimes, à la sécurité du public et à une plus grande autonomie du Québec en matière de justice.
J’appuie aussi Éric Duhaime parce qu’il veut faire du Québec une véritable puissance énergétique, moins dépendante des autres provinces et surtout des États-Unis. Aucune source d’énergie ne doit être écartée par idéologie, qu’il s’agisse de l’hydroélectricité, de l’éolien, du solaire, du nucléaire ou du gaz naturel.
Selon la plateforme du PCQ, le développement responsable du gaz naturel québécois pourrait rapporter près de 9,4 milliards de dollars à l’État en 10 ans, en plus de générer d’importantes retombées pour les propriétaires, les municipalités et les MRC.
Un sondage publié récemment dans La Presse montre que 37 % des Québécois appuient l’exploitation du gaz naturel, contre 36 % qui s’y opposent. Lorsqu’on leur rappelle que le président Trump a évoqué la possibilité de couper l’approvisionnement du Québec, cet appui grimpe à 56 %, tandis que l’opposition recule à 25 %1.
C’est précisément l’approche du PCQ : développer les ressources naturelles du Québec avec les régions lorsqu’il y a acceptabilité sociale, puis partager équitablement les retombées afin que le Québec redevienne maître chez lui en matière énergétique.
Enfin, Éric Duhaime est, à mes yeux, le seul chef véritablement crédible lorsqu’il promet de remettre de l’ordre dans les finances publiques. Depuis des années, il dénonce un État québécois devenu trop lourd, trop coûteux et trop peu efficace. À vouloir se mêler de tout, le gouvernement prélève trop de taxes et d’impôts tout en freinant le potentiel des citoyens et des entrepreneurs.
Le PCQ propose de réaliser 47 milliards de dollars d’économies sur cinq ans, soit environ 5 % des dépenses prévues durant cette période. Ces économies contribueraient à financer des baisses de taxes et d’impôts qui laisseraient plus de 11 000 $ supplémentaires dans les poches d’un ménage moyen sur cinq ans. Pour les familles qui peinent à joindre les deux bouts, cette somme ferait une réelle différence.
Il propose également de réduire de 59 % le taux d’imposition des entreprises québécoises. Le Québec deviendrait ainsi l’un des endroits où les entreprises sont parmi les moins imposées en Amérique du Nord. Cette mesure leur permettrait d’être plus compétitives malgré l’incertitude économique, d’attirer davantage d’investissements et de créer plus d’emplois et de richesse au bénéfice de tous les Québécois.
C’est pour toutes ces raisons que j’appuie Éric Duhaime. J’invite tous ceux qui souhaitent un Québec autonome en matière de justice, maître de son énergie et doté de finances publiques équilibrées à faire de même. Le destin du Québec, quel qu’il soit, s’appuie invariablement sur ces assises.