Promesse du PCQ
Des « baisses d’impôt historiques dès la naissance » d’un enfant

PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE
Éric Duhaime entouré de candidats du PCQ
(Québec) Éric Duhaime veut faire du Parti conservateur du Québec (PCQ) le parti des familles et souhaite rehausser le taux de natalité avec des baisses d’impôt historiques « dès la naissance d’un enfant ». Il s’agit d’un élément central de sa plateforme électorale.
« On veut envoyer un signal au Québec qu’on a une culture profamille. Et, oui, on va aider financièrement les familles dès la naissance d’un premier enfant », a lancé le chef conservateur mercredi en point de presse.
« Notre nation a prospéré grâce à ses familles nombreuses et solidaires et au filet social à échelle humaine qu’elles offraient », peut-on lire dans la plateforme conservatrice. Il est essentiel de « valoriser les liens les plus importants dans nos vies ». Avoir une famille est « une aspiration fondamentale ». « Ces liens profonds et sacrés sont le socle sur lequel la société est fondée », écrit le PCQ. L’État doit être plus petit, croit M. Duhaime, mais il a un rôle à jouer pour « renforcer la solidarité familiale, notamment envers les enfants en bas âge et les aînés ».

PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE- Éric Duhaime
Il souligne que « dans les années 1980, l’Allocation à la naissance du gouvernement Bourassa a contribué à valoriser la parentalité, ainsi qu’à donner aux familles les moyens de réaliser leurs projets, faisant augmenter la natalité québécoise de manière conséquente ».
Il promet donc des « baisses d’impôt historiques dès la naissance » d’un enfant.
Pour rehausser le taux de natalité historiquement bas du Québec, le PCQ veut également rendre plus facile l’accès à la propriété. Il propose de déréglementer le secteur de la construction, de réduire les exigences du Code du bâtiment et de rendre plus facile l’accès à des terrains.
Il y a trop de condos locatifs à 2500 piasses par mois, alors que les familles veulent des maisons unifamiliales.
Pour aider les locataires à faible revenu, il propose de cesser de construire des HLM et de se concentrer plutôt sur des programmes existants, comme l’allocation-logement.
Quant au réseau de garderies, qui doit composer avec une liste d’attente de près de 30 000 enfants, M. Duhaime propose plutôt de « financer chaque enfant plutôt que seulement ceux qui fréquentent un service de garde reconnu ». Il s’engage toutefois à maintenir le « financement du réseau de garderies subventionnées ».
Cap vers le privé
Dans sa plateforme, le PCQ propose aussi un virage nationaliste, avec une constitution québécoise et l’adoption d’un hymne national. En santé, il veut abolir Santé Québec et permettre aux Québécois d’aller au privé lorsque les délais sont trop longs dans le secteur public. C’est l’État qui payerait la note. En permettant une assurance privée duplicative, le PCQ veut aussi « attirer de nouveaux investissements locaux ou étrangers et augmenter la capacité globale de soins ».
M. Duhaime a également réitéré sa promesse de supprimer 20 000 postes dans la fonction publique et de réduire les subventions aux entreprises pour financer des baisses d’impôt.
Il a dépeint ses adversaires politiques comme les apôtres du statu quo et a rebaptisé Christine Fréchette « technocrate en chef ». La Coalition avenir Québec a eu le ratage de Northvolt, a-t-il dit, mais le Parti québécois n’a pas fait mieux avec la Gaspésia et la Cimenterie McInnis, et le Parti libéral s’est cassé les dents avec la C Series et Diamant Stornoway.