AVIS AUX MÉDIAS
POUR DIFFUSION IMMÉDIATE
Un nouveau modèle d’État axé sur les gouvernements de proximité pour rapprocher les décisions du citoyen.
BERTHIER-SUR-MER, 18 septembre 2026 – La porte-parole du PCQ en matière d’autonomie du Québec, des régions et des municipalités, Mme Maïté Blanchette Vézina, et le chef du PCQ, M. Éric Duhaime, ont présenté aujourd’hui leur plateforme sur l’autonomie des régions.
Le PCQ a reçu l’aide de M. Gilles Lehouillier, ancien maire de Lévis, dans l’élaboration de son contenu en matière d’autonomie des régions. M. Lehouillier était d’ailleurs présent à la conférence de presse et a explicitement donné son appui au PCQ sur la plateforme présentée aujourd’hui. « Je tiens à remercier M. Lehouillier pour son aide, son expertise et son appui. Son expérience a été cruciale dans notre processus de réflexion. Nous resterons en contact après l’élection pour collaborer sur ce dossier », a dévoilé M. Duhaime.
« Il est grand temps que le gouvernement du Québec arrête de penser qu’il est mieux placé que les régions pour prendre les décisions qui concernent les régions », a déclaré d’entrée de jeu M. Duhaime.
Le PCQ créera 17 tables régionales décisionnelles, une par région, en s’appuyant sur les structures existantes des tables des préfets. « La différence avec les tables de préfets actuelles, c’est que nos tables régionales décisionnelles vont avoir un réel pouvoir de décision », explique Mme Blanchette Vézina. Il est prévu que les préfets de MRC, les nations autochtones et le ministre responsable de la région siègent à ces tables.
Plusieurs pouvoirs actuellement détenus par le gouvernement provincial seront rapprochés du terrain en étant délégués aux tables régionales décisionnelles : immigration, ressources naturelles, aménagement du territoire, développement économique, etc. Comme le PCQ l’a déjà proposé dans le projet de loi n° 592, Mme Blanchette Vézina s’engage à régionaliser l’immigration en donnant plus de pouvoirs aux tables.
Les pouvoirs des MRC et des municipalités seront également revus. Pour clarifier de façon détaillée quels pouvoirs doivent être donnés aux municipalités, aux MRC et aux tables régionales décisionnelles, le rôle de l’État sera revu dans le cadre d’un grand sommet du monde municipal et régional. « Nous ferons des gouvernements de proximité nos partenaires de choix dans cette réforme », affirme la porte-parole.
Un pouvoir que le PCQ prévoit déjà donner aux municipalités est de faciliter leur regroupement ou même leur défusion. « Si la municipalité A et la municipalité B jugent qu’elles serviraient mieux leurs citoyens en fusionnant, on est qui pour leur dire non? Elles sont mieux placées que quiconque pour savoir ce qui est bon pour elles », tranche Mme Blanchette Vézina.
Le PCQ s’engage aussi à pérenniser le financement des municipalités. Une partie des redevances des ressources naturelles (forêts, éoliennes, mines, gaz naturel) sera répartie entre les municipalités, les MRC et les tables régionales décisionnelles. « C’est un incitatif qu’on veut donner aux régions pour exploiter leurs ressources. Si elles choisissent de le faire, elles toucheront une partie des redevances », dit Mme Blanchette Vézina.
L’autonomie des régions étant un fil conducteur dans la philosophie et dans les engagements conservateurs, le PCQ n’entend rien de moins que d’inscrire l’autonomie des régions dans une constitution québécoise, telle que proposée par le PCQ. « Écrire une constitution québécoise fait partie de nos positions autonomistes. Mais l’autonomie ne se limite pas au Québec dans le Canada : il faut aussi plus d’autonomie aux régions au sein du Québec », affirme Mme Blanchette Vézina.
Propositions en bref :
- Créer 17 tables régionales décisionnelles;
- Régionaliser l’immigration;
- Consulter les acteurs régionaux ou municipaux dans un grand sommet du monde municipal et régional;
- Donner plus de flexibilité dans le regroupement des municipalités et leur défusion;
- Donner une partie des redevances des ressources naturelles aux régions et municipalités;
- Inscrire l’autonomie des régions dans une constitution québécoise.